Changement d'orientation blogueuse...
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une nouvelle vie commence!
samedi 20 février 2010
mercredi 21 octobre 2009
Octobre à ma fenêtre
Octobre à ma fenêtre. Un mercredi soir, un mercredi routine.
Octobre à ma fenêtre ouverte, le froid mordille mes épaules, mon buste, alors que le reste de mon corps est collé au radiateur. Au-dessus du garage, où les modèles d'exposition patientent dans une lueur inutile, les appartements. Mes voisins, ces inconnus. Une femme, cette femme, qui tous les soirs mange en peignoir face à l'écran de sa télévision. J'ai vu parfois son fils. Mais elle, toujours en peignoir. Toujours face à la lueur bleue de ses séries vespérales. Une fine, très fine cloison sépare sa cuisine de celle de son voisin, un demi-étage plus bas... Il va et vient dans son deux pièces. Il s'applique à la confection de petits plats qui enfument son petit espace. De lourds rideaux noirs bâillent sur une chambre au charme spartiate. Une cloison plus loin, des voilages laissent deviner un immense miroir. Une jeune femme entre, jette son sac. Elle plonge à plat ventre sur ce qui doit être son lit...
Un étage au-dessus, un store est baissé jusqu'au premier tiers qui laisse entrevoir un peu de lumière. Je ne vois que deux petites jambes habillées d'un collant rouge, qui sautent sur un lit. Un bond, plus l'autre, pieds écartés, pieds rapprochés, demi-tour, tour complet... dégringolade. Une paire de grandes jambes arrivent et redressent les petits collants rouges, dont la chute inévitable me rappelle mes propres séances casanières de trampoline.
Des vies, indépendantes les unes des autres,mais des vies quand même, à ma fenêtre d'octobre.
Octobre à ma fenêtre. Un mercredi soir, un mercredi routine.
Octobre à ma fenêtre ouverte, le froid mordille mes épaules, mon buste, alors que le reste de mon corps est collé au radiateur. Au-dessus du garage, où les modèles d'exposition patientent dans une lueur inutile, les appartements. Mes voisins, ces inconnus. Une femme, cette femme, qui tous les soirs mange en peignoir face à l'écran de sa télévision. J'ai vu parfois son fils. Mais elle, toujours en peignoir. Toujours face à la lueur bleue de ses séries vespérales. Une fine, très fine cloison sépare sa cuisine de celle de son voisin, un demi-étage plus bas... Il va et vient dans son deux pièces. Il s'applique à la confection de petits plats qui enfument son petit espace. De lourds rideaux noirs bâillent sur une chambre au charme spartiate. Une cloison plus loin, des voilages laissent deviner un immense miroir. Une jeune femme entre, jette son sac. Elle plonge à plat ventre sur ce qui doit être son lit...
Un étage au-dessus, un store est baissé jusqu'au premier tiers qui laisse entrevoir un peu de lumière. Je ne vois que deux petites jambes habillées d'un collant rouge, qui sautent sur un lit. Un bond, plus l'autre, pieds écartés, pieds rapprochés, demi-tour, tour complet... dégringolade. Une paire de grandes jambes arrivent et redressent les petits collants rouges, dont la chute inévitable me rappelle mes propres séances casanières de trampoline.
Des vies, indépendantes les unes des autres,mais des vies quand même, à ma fenêtre d'octobre.
mardi 4 août 2009
lundi 20 juillet 2009
Corvée de ménage...
Quand j'ai vu l'ampleur du travail, j'ai presque hésité à refermer la porte, bien gentiment, sans faire de bruit, pour que l'on ne sache pas que j'étais passée par là... Comme si je n'avais rien vu... Mais quand je suis passée à l'étage au-dessous, et que j'ai constaté que ce serait un plus grand travail encore, je me suis dit qu'il valait peut-être encore mieux commencer par le plus simple, le rationnel contre le passionnel, quelque part.
Bon, il faut jeter certaines choses, me dis-je. Mais Dieu que c'est difficile de faire le tri, de jeter ce qui ne sert à rien, qui ne rappelle ni bons, ni mauvais souvenirs. Rude de garder un peu de place pour l'inutile, celui qui fait vraiment plaisir, pas celui qui ronge l'énergie... Premier pas... ensuite, dépoussiérage, rééquilibrage et reformatage. Quand tout ça a été terminé, il a fallu imaginer faire de la place pour du neuf! Faire des projets, imaginer des moyens de fleurir tout cet espace, de le rendre agréable à respirer et à vivre. Il a fallu aussi choisir de laisser des vides pour mieux faire exister le plein. Je dois également accepter certaines choses. Malgré toute ma bonne volonté, je ne pourrais pas tout jeter et recommencer. Certains héritages ne se refusent pas et ce que l'on a construit avec tant de peine ne s'efface pas d'un coup de gomme, même si le résultat n'est pas toujours concluant... et puis, ne pas donner de place exagérée à ce que l'on a réussi, mais juste assez, pour la fierté. Bref. Le travail est terminé, il en a l'air du moins. Je suis épuisée, je dois encore emmener ces vieilleries hors-les-murs, les jeter définitivement. Juste encore assez d'énergie pour ça. J'ai l'impression d'avoir accompli un effort surhumain, tout en sachant que dans quelques mois, quelques semaines ou jours peut-être, il faudra tout recommencer, sur les deux étages!
Voilà, le ménage est fait dans ma tête et dans mon coeur.
Quand j'ai vu l'ampleur du travail, j'ai presque hésité à refermer la porte, bien gentiment, sans faire de bruit, pour que l'on ne sache pas que j'étais passée par là... Comme si je n'avais rien vu... Mais quand je suis passée à l'étage au-dessous, et que j'ai constaté que ce serait un plus grand travail encore, je me suis dit qu'il valait peut-être encore mieux commencer par le plus simple, le rationnel contre le passionnel, quelque part.
Bon, il faut jeter certaines choses, me dis-je. Mais Dieu que c'est difficile de faire le tri, de jeter ce qui ne sert à rien, qui ne rappelle ni bons, ni mauvais souvenirs. Rude de garder un peu de place pour l'inutile, celui qui fait vraiment plaisir, pas celui qui ronge l'énergie... Premier pas... ensuite, dépoussiérage, rééquilibrage et reformatage. Quand tout ça a été terminé, il a fallu imaginer faire de la place pour du neuf! Faire des projets, imaginer des moyens de fleurir tout cet espace, de le rendre agréable à respirer et à vivre. Il a fallu aussi choisir de laisser des vides pour mieux faire exister le plein. Je dois également accepter certaines choses. Malgré toute ma bonne volonté, je ne pourrais pas tout jeter et recommencer. Certains héritages ne se refusent pas et ce que l'on a construit avec tant de peine ne s'efface pas d'un coup de gomme, même si le résultat n'est pas toujours concluant... et puis, ne pas donner de place exagérée à ce que l'on a réussi, mais juste assez, pour la fierté. Bref. Le travail est terminé, il en a l'air du moins. Je suis épuisée, je dois encore emmener ces vieilleries hors-les-murs, les jeter définitivement. Juste encore assez d'énergie pour ça. J'ai l'impression d'avoir accompli un effort surhumain, tout en sachant que dans quelques mois, quelques semaines ou jours peut-être, il faudra tout recommencer, sur les deux étages!
Voilà, le ménage est fait dans ma tête et dans mon coeur.
mardi 14 juillet 2009
vendredi 19 juin 2009
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